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Pour vaincre l’analphabétisme

Jean Paré, IMC - responsable des projets

Dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire, le groupe ethnique le plus important est celui des Sénoufo. Chez les Sénoufo c’est la coutume que ce soit les enfants de 6 à 12 ans qui conduisent les bœufs aux champs et les fassent paître. À cause des travaux agricoles presque tous les enfants ne vont pas à l’école !  L’analphabétisme dépasse 70 %.

Les leaders de Dianra ont proposé que des cours du soir soient offerts de 19 à 21 heures à cause du travail des enfants! Dans le village de Dianra et aussi au Carrefour Sononzo, des centres d’alphabétisation sont nés. Mais, il leur manque tout l’équipement : des tables et des chaises, des armoires et aussi des panneaux solaires pour avoir un peu de lumière car les villages ne sont pas électrifiés.

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Pour réaliser son projet, le père Pietro Villa, IMC, de la mission de Dianra a besoin de
15 000 $. 

Nous n’avons pas à juger cette culture qui est en train de se transformer. Mais entre-temps, nous ne devons pas abandonner les enfants de Dianra et de Sononzo. Nous pouvons les aider.

Quand il y aura en Côte d’Ivoire plus de gens qui sauront lire et écrire, alors il y aura plus de paix et plus de vie.

Merci de soutenir les projets de nos missionnaires.

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Pensons aux enfants

Jean Paré, IMC - responsable des projets

Presque la moitié des Ivoiriens ne savent ni lire ni écrire. Ce qui signifie que l’éducation est encore un grand défi à relever pour ce petit pays de l’Afrique de l’Ouest. Le père Célestin Marandu m’amène à l’école privée catholique de la mission de Sago, l’école Notre-Dame-de-la-Consolata. Le directeur me reçoit et me présente les 3 enseignantes et le seul professeur masculin. Il s’agit d’une nouvelle école qui compte actuellement quatre classes. À chaque année on en ajoute une.

En voyant que le directeur plaçait les élèves afin que je puisse prendre une photo de toute l’école je me suis demandé : « Mais quel est le problème? » Ces enfants sont assez bien habillés et ils ont tous l’air enjoués et en bonne santé! Le père Célestin m’explique : « Les enfants arrivent à l’école vers 8 h – 8 h 30.  Ils ont des cours jusqu’à midi, suit une pause de deux heures, puis les enfants reviennent à l’école pour une deuxième période de trois heures et demie.
- Jusque là, tout cela me semble bien normal…
- Le problème, ajoute le père Marandu, ce sont les deux heures du midi. La plupart des enfants n’habitent pas dans le village de Sago et doivent marcher une heure ou plus pour venir jusqu’ici. Alors, pendant la pause du midi, ils n’ont pas le temps de retourner chez eux et manger quelque chose. Alors ils traînent en ville, grignotant de petites choses au marché, parfois avec des conséquences graves, surtout pour les filles plus âgées. »

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La solution? Grâce au Programme alimentaire mondial des Nations unies, les écoles peuvent servir un repas aux enfants, et la paroisse de Sago le fait, mais, comme il n’y a pas de salle assez grande pour accueillir tous les enfants, ceux-ci doivent marcher jusqu’à l’église paroissiale, ce qui, surtout en période de pluie, pose toutes sortes de problèmes! C’est pourquoi les parents ont demandé la construction d’une salle polyvalente. Elle servirait de salle à manger pour les enfants le midi, elle pourrait aussi être utilisée pour des conférences, pour des jeux et d’autres activités culturelles. Selon l’estimation d’une compagnie locale, la construction de cette salle polyvalente coûterait 30 000 $;  sur place les parents et des amis s’engagent à investir presque 7 000 $. En effet, parents et amis comptent utiliser la salle de temps en temps. C’est pourquoi, le père Célestin Marandu attend des bienfaitrices et des bienfaiteurs du Canada une aide de 23 000 $.

J’ai vu ces enfants, j’ai rencontré le personnel de l’école, je peux donc en témoigner. Cela vaut la peine d’investir dans la jeunesse de Sago.  Pour construire une paix durable en Côte d’Ivoire, il faut des gens éduqués…

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Tél. : 514-334-1910  ou  1-877-334-1910
imcmontreal@consolata.qc.ca


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