La nouvelle biographie de saint Joseph Allamano, intitulée « Au-delà », a été présentée à la mairie de Castelnuovo. L’auteur, le journaliste Alberto Chiara, ainsi que Monseigneur Marco Prastaro, évêque d’Asti, et la journaliste Daniela Peira étaient présents. Présenter cette biographie et certains aspects marquants de la vie d’Allamano dans sa terre natale et parmi son peuple revêt déjà un caractère extraordinaire et magnifique. De plus, ça nous aide à mieux comprendre les origines de la vie des saints de Castelnuovo, comme saint Joseph Cafasso, saint Jean Bosco, saint Dominique Savio et saint Joseph Allamano. La soirée a débuté par un mot de bienvenue du maire Umberto Musso et du père Pietro Trabucco, supérieur de la communauté IMC de Castelnuovo. La journaliste Daniela Peira, dans une conversation avec l’auteure et l’évêque d’Asti, qui a travaillé pendant plusieurs années dans le nord du Kenya comme missionnaire Fidei Donum, a suscité une réflexion approfondie sur divers aspects et caractéristiques de la vie d’Allamano, qui sont présentés dans la biographie avec un style narratif journalistique simple et agréable à lire.
Les origines paysannes qui imprègnent la vie spirituelle, l’intérêt porté aux questions sociales de l’époque qui fit du Sanctuaire de la Consolata un lieu non seulement de prière, mais aussi d’écoute et d’innombrables initiatives en faveur des pauvres, […] furent quelques-uns des thèmes abordés. Mais surtout, l’œuvre par excellence entreprise et accomplie par Allamano avec la fondation des deux Instituts des Missionnaires de la Consolata. Ce fut précisément l’apogée de sa vision « au-delà ». Inspiré par la Consolata, dont il considérait toujours la fondatrice, il accomplit sa vocation missionnaire au sein de l’Église, en commençant par l’Église de Turin. Il l’a fait au terme de longues années de discernement avec les évêques, avec Rome, avec son fidèle collaborateur et vice-recteur, le chanoine Giacomo Camisassa, et animé par une profonde prière et le désir de faire le bien en apportant Jésus et l’Évangile là où ils n’étaient pas encore connus. Il était aussi fasciné par la vie et le témoignage du cardinal Massaia, qu’il avait connu et écouté durant sa jeunesse à Valdocco auprès de Don Bosco. D’autres aspects marquants de la vie et de l’œuvre d’Allamano ont été mis en lumière au cours de la soirée : son implication dans la presse catholique, la photographie, la rédaction des journaux personnels des missionnaires et ses contacts réguliers avec les bienfaiteurs, qui étaient ainsi informés des débuts de l’Institut, des missions et des missionnaires. Disons simplement qu’il savait agir avec discrétion et, grâce à un travail acharné et un dévouement sans faille, il a atteint les objectifs qu’il s’était fixés. Il savait rencontrer, écouter et aider les pauvres, tout en sollicitant les riches et les nobles pour obtenir le soutien nécessaire à la rénovation du Sanctuaire et des marbres, que nous pouvons encore admirer aujourd’hui, ainsi qu’au développement de l’Institut naissant.
Dans sa biographie, tout en retraçant la vie et la mission d’Allamano, le contexte historique, politique et social de son époque est également présenté. C’était une période de profondes transformations sociales : le passage du XIXe au XXe siècle, une crise économique majeure, la Première Guerre mondiale et la montée du fascisme. Allamano n’était pas distant ; il était attentif et, même depuis le Sanctuaire, il a accompagné ces réalités, apportant des réponses et des messages concrets. L’évêque Prastaro a parfaitement résumé ces différents aspects de la vie d’Allamano par cette expression qui lui était si chère : « D’abord les saints, puis les missionnaires. « C’est un programme qu’il vit, transmet et exige de ses missionnaires. Un avant et un après qui se rejoignent lorsqu’ils deviennent l’expression d’une vie conforme à celle de Jésus qui s’est fait chair, qui est devenu le prochain, qui est devenu l’Évangile. Dans la préface du livre, rédigée par le cardinal Roberto Repole, archevêque de Turin et évêque de Suse, on peut lire : « Allamano pourrait-il nous inspirer à devenir une Église véritablement tournée vers l’extérieur, nous aidant ainsi à concrétiser cette expression qui, autrement, risquerait de rester un slogan vide de sens ? Alberto Chiara a décrit le fondateur des Missionnaires de la Consolata comme un saint « glocal » parce qu’il était capable d’une vision globale des personnes et du monde, tout en demeurant au sanctuaire de la Consolata toute sa vie. » Un grand nombre de paroissiens et de fidèles des paroisses voisines, plusieurs prêtres locaux et les missionnaires de la Consolata des communautés de Castelnuovo ont assisté à la soirée. La biographie a également été préparée pour le centenaire de la mort de saint Joseph Allamano, le 16 février 2026. À cette occasion, la paroisse, en collaboration avec la municipalité et les communautés locales, se prépare à célébrer cet événement empreint de grâce.