Condamnation et demande d’éclaircissements

IMC
Msg Osorio Citora Afonso, évêque de Quelimane

La Conférence épiscopale du Mozambique (CEM) a publié une note pastorale condamnant l’assassinat de l’évêque de Quelimane, le qualifiant d’acte barbare qui affecte non seulement l’Église, mais la société mozambicaine dans son ensemble.

Pour les évêques du Mozambique, ce crime constitue une attaque frontale contre la vie humaine, la dignité personnelle et les valeurs fondamentales de la vie en société. « Nous ne sommes pas simplement témoins de la mort d’un homme d’Église. Nous assistons à une attaque contre la conscience morale de la nation », ont déclaré les prélats dans un message publié le mardi 8 juin 2026 depuis Maputo. Les évêques expriment leur profonde tristesse face à la perte de celui qu’ils décrivent comme un pasteur dévoué, proche du peuple et entièrement engagé au service de l’Église et de la société.

Selon la Conférence épiscopale méthodiste (CEM), la violence qui a coûté la vie à Mgr Osório dépasse le cadre de la communauté catholique et touche tous les Mozambicains qui le reconnaissaient comme un défenseur de la dignité humaine, de la justice et de l’espérance.

Les responsables de l’Église mozambicaine considèrent comme particulièrement grave le fait que la victime ait été une figure ayant consacré sa vie à la promotion de la paix, de la réconciliation et du bien commun.

« L’assassinat sanglant de Mgr Osório visait à faire taire la voix de la foi, de la justice et de la paix ; Il s’agit d’une attaque contre la mission même de l’Église, qui est de proclamer l’Évangile et de défendre la dignité humaine », souligne la déclaration signée par le président de la Conférence épiscopale ecclésiastique (CEM), Mgr Inácio Saure, IMC, archevêque de Nampula. La Conférence épiscopale exige des autorités qu’elles agissent avec célérité, rigueur et transparence afin d’identifier et de traduire en justice les responsables matériels et moraux de ce crime. Les évêques avertissent que tout retard ou omission pourrait être interprété comme un manquement grave de la part des institutions chargées de protéger les citoyens.

L’Église estime que cette affaire ne doit pas se réduire à une simple statistique criminelle ni tomber dans l’oubli. Au contraire, elle affirme que faire la lumière sur ce meurtre est une obligation morale de l’État et une épreuve pour les institutions qui souhaitent garantir la sécurité et la justice. « Nous sommes profondément touchés et reconnaissants des innombrables marques de solidarité, messages de condoléances, prières et gestes de proximité qui nous ont été adressés ces derniers jours par le Saint-Père, nos frères évêques d’autres diocèses, les communautés chrétiennes, les fidèles, les autres confessions religieuses, les institutions de l’État, les organisations de la société civile et tant de personnes de bonne volonté, tant au pays qu’à l’étranger », écrivent les évêques.

La déclaration se termine par une invitation à la communion, à la prière et à la fraternité. « Nous réaffirmons notre foi et notre espérance en la Résurrection, dans la certitude que le dernier mot appartient à la vie et non à la mort, à l’espérance et non au désespoir. »

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