Il y a environ un mois, le cardinal Giorgio Marengo s’est rendu au Canada, où il a visité la paroisse Saint-André de Toronto et célébré l’Eucharistie, en signe de gratitude pour les liens étroits et de longue date unissant cette paroisse du West End de Toronto à la Mongolie, son pays d’origine. Malgré ses nombreuses responsabilités spirituelles et ses déplacements fréquents, le cardinal Marengo a trouvé le temps d’exprimer sa profonde gratitude pour l’accueil chaleureux qu’il a reçu dans la paroisse canadienne. « Ma récente rencontre à Toronto a été une grande source d’enrichissement pour moi. Ce fut une immense bénédiction, car nos relations se sont encore approfondies. Ce fut merveilleux de célébrer la messe ensemble et de partager un moment de communion fraternelle. J’ai été profondément touché par leur générosité et leur attention, et j’ai ainsi ressenti un lien de communion, d’amitié et de collaboration plus fort entre la paroisse Saint-André et notre mission en Mongolie. »
Comme il l’a lui-même raconté, la paroisse Saint-André soutient la mission en Mongolie depuis de nombreuses années, même avant qu’elle ne lui soit confiée. Il y a plus de vingt ans, le cardinal Marengo arrivait en Mongolie comme jeune missionnaire de la Consolata. Il a contribué à la fondation de la première paroisse catholique dans la ville d’Arvaheer. C’est là, dans cette ville du centre de la Mongolie qui ne compte pas plus de 25 000 habitants, qu’il s’est consacré à la mission de première évangélisation, dans un lieu où l’Église était largement méconnue et absente. Cette expérience a marqué un tournant dans sa vie et continue d’influencer son ministère actuel. « À Arvaiheer, j’ai fait l’expérience de ce que signifie servir l’Église dans un lieu où elle est inconnue, et même absente à notre arrivée. […] répandre l’Évangile dans une région où il était relativement méconnu, […] n’est pas une mission sans défis. ». […] Le cardinal Marengo a déclaré que la plupart des membres des communautés catholiques de l’Église mongole sont des chrétiens de première génération, expliquant ainsi la richesse de l’expérience qu’il leur offre en les accompagnant dans leur cheminement de foi. […] « Notre priorité est d’offrir une vie spirituelle épanouissante afin que, guidés par l’Esprit Saint, les jeunes soient plus attentifs à l’appel du Seigneur. »
Le bouddhisme, religion prédominante en Mongolie, est pratiqué par un peu plus de la moitié de la population. Le dialogue interreligieux avec la majorité bouddhiste est une réalité quotidienne pour les catholiques mongols et pour le Cardinal, et constitue une priorité historique pour l’Église en Mongolie. Il a indiqué que des discussions bouddhistes-chrétiennes ont lieu régulièrement. Des délégations bouddhistes mongoles ont rencontré le pape François en mai 2022 et en janvier dernier, puis le pape Léon XIV en octobre dernier. Ces rencontres ont été « essentielles à notre compréhension mutuelle et au développement de la collaboration », avec l’espoir que ces échanges, tant au niveau local qu’international, susciteront d’autres initiatives, comme le refuge pour sans-abri géré par des catholiques à Oulan-Bator dans le cadre du projet « Maison de la Miséricorde ». Grâce à ses liens avec la paroisse Saint-André, l’Église en Mongolie espère que de nombreuses autres paroisses à travers le monde pourront nouer une collaboration spirituelle et fructueuse similaire.
« Mon désir le plus profond et ma prière sont que, ensemble, les catholiques de Mongolie et les missionnaires étrangers puissent approfondir leur cheminement missionnaire de disciple du Seigneur. Je souhaite ardemment une communauté locale qui témoigne d’une grande foi, guidée par la charité et l’espérance concrète d’une communauté mûre qui conserve la fraîcheur de sa rencontre avec le Christ. Je crois aussi qu’une étape importante pour réaliser ce rêve est de progresser dans la vie spirituelle ; c’est pourquoi nous rêvons également de fonder un monastère contemplatif catholique en Mongolie, lorsque Dieu le permettra et lorsque les conditions seront réunies. »