Reliques de saint Joseph Allamano

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Relique de saint Joseph Allamano

En cette année centenaire de la mort de notre Fondateur, saint Joseph Allamano, nous avons le plaisir de vous annoncer l’acquisition de ses reliques suite à sa canonisation. Ces reliques nous permettront de ressentir sa présence parmi nous. Mais d’abord, qu’est-ce qu’une relique ? Une relique est un petit fragment du corps, ou un objet ayant appartenu à un bienheureux ou un saint, ou ayant été en contact direct avec son corps. Elle est divisée en trois catégories. Les reliques de première catégorie sont les restes corporels des saints. Les reliques de deuxième catégorie sont les effets personnels des saints, comme des vêtements ou des instruments utilisés pour le supplice des martyrs. Les reliques de troisième catégorie sont tout objet ayant été en contact physique avec des reliques de première ou de deuxième catégorie. En réalité, la terminologie utilisée pour classer les reliques a évolué. En 2017, la Congrégation pour les Causes des Saints a aboli la classification des reliques du troisième degré, instaurant une classification à deux niveaux : les reliques importantes et les reliques non importantes. La première catégorie comprend les corps ou des parties importantes de ceux-ci, ainsi que le contenu intégral de l’urne funéraire contenant les cendres après la crémation. La deuxième catégorie comprend les petits fragments de corps, ainsi que les objets ayant appartenu aux saints et aux bienheureux. Cependant, nombreux sont ceux qui continuent d’utiliser l’ancienne terminologie pour classer les reliques.

Bien qu’aucun catholique ne soit tenu de vénérer une relique particulière (et personne ne devrait le faire en cas de doute sur son authenticité), l’Église a toujours soutenu que la vénération des reliques est appropriée. Se référant à la controverse iconoclaste du VIIIe siècle et au septième concile œcuménique de Nicée (787), le concile de Trente a argumenté contre les réformateurs que l’honneur rendu à une relique, une statue ou une icône n’était pas un hommage à un objet (fétichisme et idolâtrie), mais à la personne qu’il représentait. La latrie (du grec « adoration ») doit être rendue à Dieu seul, tandis que la dulia (du grec « vénération » ou « respect ») peut être rendue à des personnes ou des objets saints. Le critique qui compare la vénération des reliques à la magie ne comprend ni la magie ni la vénération des reliques. La magie utilise des objets matériels pour produire un effet surnaturel par des forces démoniaques. L’utilisation des reliques n’oblige pas Dieu à agir d’une manière particulière. Les événements miraculeux associés aux reliques ne sont que des manifestations de la grâce divine, selon la volonté souveraine de Dieu, qui utilise le souvenir du Christ et de ses saints comme canaux. Rien n’est plus conforme aux Écritures. Luc 6,18-19 nous dit : « Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais furent guéris, et tous cherchaient à le toucher [Jésus], car une puissance sortait de lui et les guérissait tous. […] C’est avec joie que nous recevons les reliques de notre Fondateur, sachant qu’elles sont des instruments par lesquels Dieu peut accomplir des merveilles dans nos vies.

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