Le père Julio Caldeira, IMC, actuellement maître des novices à Manaus, au Brésil, a été nommé vice-président du Réseau ecclésial panamazonien (REPAM) le 27 novembre. Le REPAM vit actuellement un moment important avec le récent renouvellement de sa coordination pour la période 2026-2028.
Le père Julio a participé au cheminement synodal de l’Église en Amazonie, notamment aux processus qui ont mené à la fondation de REPAM en 2014 et de CEAMA en 2020. Lors du Synode pour l’Amazonie de 2019, il a été responsable de la communication, diffusant les messages et les avancées de cette expérience synodale historique pour l’Église. Entre 2019 et 2023, il fut attaché de presse et directeur des communications de REPAM. Depuis 2020, il est membre du Conseil de communication de CEAMA et, depuis 2022, du Centre de communication de CELAM.
Pour lui, communiquer sur la réalité de l’Amazonie est une forme de mission et une manière de défendre la vie. Il dit : « Nous avons besoin d’une communication transformatrice, capable de renforcer les processus ecclésiaux dans la région panamazonienne, d’accompagner les peuples et de construire des processus de communication sociale, culturelle, écologique et pastorale pour la défense de la vie, des cultures et de l’écologie intégrale. Les peuples amazoniens sont les gardiens d’un patrimoine culturel, spirituel et environnemental inestimable. Leur vie est profondément liée à la forêt, dont ils tirent nourriture, remèdes et identité. Cependant, ils continuent de faire face à des vulnérabilités en matière de santé, d’éducation, de reconnaissance territoriale et de respect de leurs droits collectifs. Néanmoins, ils conservent une vision du monde fondée sur la « forêt vivante », où tout est interconnecté : une vision qui est un véritable don pour le monde. Les plus grandes menaces proviennent de la mentalité du « déchet », des projets extractifs et des politiques qui privilégient les intérêts économiques au détriment de la vie. L’exploitation minière légale et illégale, la déforestation, les monocultures, l’exploration pétrolière et la présence de groupes armés engendrent violence, contamination, perte de biodiversité et déplacements de populations. Dans de nombreux pays, le même schéma se répète : violation des droits et affaiblissement de l’autonomie des peuples. L’Amazonie est aussi une terre d’espoir. Les leaders autochtones, les agriculteurs, les citadins, les organisations sociales, les universités, les églises et des réseaux comme REPAM sont à l’avant-garde des initiatives d’éducation, de plaidoyer juridique et de mobilisation politique. Les alternatives durables, l’agriculture familiale, la souveraineté alimentaire et la protection des terres se renforcent. La spiritualité, l’émancipation des femmes et la solidarité entre les peuples témoignent de la construction d’un avenir viable, centré sur la vie. L’Amazonie est un cœur spirituel pour l’Église. »